Photographie 1 : Faïence
marseillaise du XVIIIe siècle provenant de l'atelier de Bonnefoy. « Beau et rare plat ovale [de 47,5 cm de long] de forme chantournée à décor d'une grande réserve ovale
centrale, soulignée d'un filet en dorure, ourlé de dents de loup, orné d'un large paysage polychrome maritime avec pêcheurs, bateau, et dans le lointain, une
forteresse. Petite guirlande en dorure sur la bordure. » © Chayette & Cheval.
Le mercredi 19 octobre 2011 à Drouot Richelieu à Paris, la société de ventes volontaires
Chayette & Cheval organise une vente de céramiques anciennes
provenant de la collection du docteur Chompret grand collectionneur de faïence française et de majolique italienne.
Le même jour et au même endroit, la maison de vente aux enchères Boisgirard propose un ensemble de tableaux, mobilier et objet d'art particulièrement
intéressants.
Photographie 2 : « École
flamande du XVIe siècle, entourage de Hendrick de CLERCK (Bruxelles 1570 – 1630). " Apollon et Vénus,
dans un paysage montagneux ", Marsyas en arrière plan. Huile sur panneau de chêne parqueté (fentes aux quatre planches et restaurations). 94 x 119 cm. » ©
Boisgirard.
Photographies 3 et 4 (détail) : « Claude Vignon (Tours 1593 - Paris 1670) " Le
jugement de Pâris ". Huile sur toile (quelques restaurations). 97 x 78 cm » © Boisgirard.
Photographie 5 : « École française de la fin du XVIIIe siècle,
entourage de Piat-Joseph SAUVAGE (Tournai 1744 – 1818). " L'éducation de l'Amour " - " L'Amour dansant "Deux
huiles sur leur toile d'origine, en grisaille, formant pendants (restaurations et accidents anciens).
100 x 127 cm chaque. » © Boisgirard.
Photographies 6 et 7 (détail) : « Pierre-Thomas Le Clerc (1740 – 1791).
" La piété filiale ou l'amour maternel ". Plume, lavis gris et rehauts d'aquarelle. Signé P. Le Clerc et daté 1776 à la base du socle de l'autel. Inscription dans le cartouche en bas. 41 x 27
cm. » ©
Boisgirard.
A noter le 26 octobre la vente Massol.
Photographies 8 et 9 : « Table à complication. Formant pupitre à transformation et double pupitre
à crémaillère orné de deux bras de lumière amovibles en acajou de Cuba massif. La ceinture ouvre par deux tiroirs et une tablette dépliante formant écritoire. Le fût central à six pans repose sur
un piétement tripode. Estampillée J CANABAS et poinçon de jurande. Travail parisien d'époque Louis XVI. Joseph GENGENBACH dit CANABAS (1712 - 11 juillet 1797) reçu Maître à Paris le 1er avril
1766. Haut: 72,5 - Larg: 55 - Prof: 37cm. » © Massol. La table à complication est un genre de mobilier qui est un des exemples de l'ingéniosité des grands ébénistes du XVIIIe siècle, qui
allient l'élégance, la finesse et la fonctionnalité à la nouveauté, l'intelligence et le jeu. Si celle présentée ici fait office à la fois de table, d'écritoire et de pupitre, certaines
comme celle-ci ajoutent
d'autres
fonctionnalités.
Audap & Mirabaud présente le lundi 27 novembre une vente « Tableaux Anciens, Peintures & Arts Graphiques ».
Photographie 10 : « Coignet Gillis (1542-1599), attribué à. « L'allégorie de la
Musique ». Panneau de chêne, deux planches, renforcé. 36 x 48,5 cm. » © Audap & Mirabaud.
Le lundi 7 novembre, Beaussant Lefèvre propose une vente toujours à Richelieu Drouot à Paris
avec divers objets intéressants.
Photographie 11 : Nicolas Lawreince (1737-1807) : « Les soins mérités
Aquarelle, rehauts de gouache. (Ensollé). 21,1 x 15,2 cm Cachet de la collection Marius Paulme en bas à droite (L. 1910). » © Beaussant Lefèvre.
On peut consulter la vente de la même maison du mercredi 26 octobre ici.
Les 17 et 18 novembre est dispersée à l'Hôtel Drouot par la maison Ader « la monumentale collection d’André Bernard, la plus importante jamais
consacrée à Sacha Guitry. Depuis l’âge de 13 ans, André Bernard, n’a pas passé une journée sans que l’une de ses pensées n’aille vers Sacha Guitry ; en 50 ans il a rassemblé plus de 700 pièces :
manuscrits, autographes, dessins, tableaux, affiches, correspondances... qui font revivre tout le parcours de ce génie au talent multiforme à la fois auteur et comédien, cinéaste et metteur en
scène, dessinateur et journaliste, peintre et collectionneur acharné, moraliste et mémorialiste, pamphlétaire courageux et même publicitaire ! »
Photographie 12 : « Photographie avec
inscription autographe au verso, 9 avril 1919; tirage argentique, 16,5 x 22,5 cm. © Photographie de Sacha Guitry aux côtés de son père en Pasteur, au premier rang de corbeille au milieu du public
du théâtre du Vaudeville, avec cette note autographe au dos du cadre: « 9 avril 1919. 100me de Pasteur représentation gratuite offerte aux artistes dramatiques et aux étudiants ». » ©
Ader.
A noter un résultat assez impressionnant : La maison Ader Nordmann a vendu une suite presque complète de la revue de mode Costumes français (Paris,
Esnauts & Rapilly) datant de 1776- 1781 pour 190 000 € alors que celle-ci était estimée entre 5 000 et 8 000 €.
Photographie 13 : Costumes françois.
« Paris, Esnauts & Rapilly, 1776- 1781. Deux volumes in-folio, pleine basane marbrée, dos à nerfs orné, triple filet doré courant sur les coupes, signets (reliure de l'époque).
Extraordinaire et probablement unique exemplaire, dans sa reliure d'époque, de cette suite quasi-complète de planches couleurs illustrant à merveille l'art français du costume, parvenu à son
faîte. Ces deux volumes réunissent 36 cahiers totalisant 216 planches. Les titres des livraisons n'ont pas été conservés. Il n'y a pas les quelques livraisons parues
postérieurement. C'est à peine si l'ouvrage fut atteint des injures du temps: les coins
sont émoussés, parfois écorchés, les coiffes attaquées (dont l'une dénudée) ; l'ouvrage, néanmoins, est absolûment charmant, et ses planches, d'une parfaite fraîcheur, diffusent encore le parfum
de la douceur de vivre. Chaque planche est précédée d'un feuillet de papier vergé en guise de serpente à décharger (filigrane: O. OUVRARD / ENMARCHE / 1778.)
Costumes de cours, de ville, ou de théâtre, souvent très longuement décrits, avec le nom de leur costumier
(aujourd'hui certains disent « créateur ») ou le nom de l'acteur et de la pièce (par exemple, le Barbier de Séville, Athalie). Parues en livraison dès 1776 (et non pas 1778 comme la chose est
communément admise), ces planches constituent le plus ancien des périodiques de mode français. très bel exemplaire, rarissime dans cette condition & en coloris d'époque (2 volumes) Premier
volume: - 1ere Suite des Costumes François pour les Coeffures depuis 1776: A: 6 planches (1 à 6) - 2e Cahier des Nouveaux Costumes Français pour les Coeffures: 6 planches (7 à 12) - 3e Cahier des
Modes françaises pour les Coeffures depuis 1776: C: 6 planches (13 à 18) - 4e Cahier des Costumes Français pour les Coeffures en 1777 et 1778: D: 6 planches (19 à 24) - 5e Cahier des Costumes
Français pour les Coeffures depuis 1776: E: 6 planches (25 à 30) - 6e Cahier de Modes Françaises pour les Coeffures depuis 1776: F: 6 planches (31 à 36) - 7e Cahier des Costumes Français. 1ere
suite d'Habillemens de Femmes à la mode: G: 6 planches (37 à 42) - 8e Cahier des Costumes Français. 2e Suite d'Habillemens de Femmes à la mode: H: 6 planches (43 à 48) - 9e Cahier des Costumes
Français. 3e Suite d'Habillemens a la mode: J: 6 planches (49 à 54) - 10e
Cahier de Costumes Français. 4e Suite
d'Habillemens a la mode: 6 planches (non numérotées) - 11e Cahier des Costumes Français. 5e Suite d'Habillemens a la mode en 1778: 6 planches (non numérotées) - 12e Cahier de Costumes Français.
6e Suite d'Habillemens a la mode en 1778: M: 6 planches (67 à 72) - 13e Cahier des Modes Françaises. 7e Suite d'Habillemens a la mode: N: 6 planches (73 à 78) - 14e Cahier de Costumes Français.
8e Suite d'Habillemens et Modes en 1778. 1er Cahier pour le 1er Volume: O: 6 planches (79 à 84) - 15e Cahier de Costumes Français. 9e Suite d'Habillemens a la mode, en 1778: (cahier non lettré):
6 planches (non numérotées) - 16e Cahier de Costumes Français. 10e Suite d'Habillemens a la mode: Q: 6 planches (non numérotées hormis la seconde: 92 ) - 17e Cahier de Costumes Français. 11e
Suite d'Habillemens à la mode en 1779: (cahier non lettré): 6 planches (non numérotées) - 18e Cahier de Costumes Français. 12e Suite d'Habillemens a la mode en 1779: S: 6 planches ( 103 à 108)
Second volume: - 19e Cahier de Costumes Français. 13e Suite d'Habillemens a la mode depuis 1776: T: 6 planches (109 à 114) - 20e Cahier de Costumes Français. 14e Suite d'Habillemens à la mode, en
1779: U: 6 planches (115 à 120) - 21e Cahier de Costumes Français. 15e Suite d'Habillemens à la mode en 1779: V: 6 planches (121 à 126) - 22e Cahier de Costumes Français. 16e Suite d'Habillemens
à la mode, en 1779: X: 6 planches (127 à 132) - 23e Cahier des Costumes Français. 17e Suite d'Habillemens a la mode en 1779: Y: 6 planches (133 à 138) - 24e Cahier des Costumes Français. 18e
Suite d'Habillemens à la mode, en 1779: Z: 6 planches (139 à 144) - 25e Cahier de Costumes Français. 19e Suite d'Habillemens a la mode en 1779: aa: 6 planches (145 à 150) - 26e Cahier de Costumes
Français. 20e Suite d'Habillemens à la mode en 1779: bb: 6 planches (151 à 156) -
27e Cahier de Costumes Français. 21e Suite d'Habillemens à la mode, en 1779: cc: 6 planches (157 à 162) - 28e Cahier
de Costumes Français. 22e Suite d'Habillemens à la mode, en 1780: dd: 6 planches (163 à 168) - 29e Cahier de Costumes Français bis, Pour servir de Suplément à la 7e Suite d'Habillemens à la mode
en 1780: ee: 6 planches (169 à 174) - 29e Cahier de Costumes Français. 23e Suite de Coëffures à la mode, en 1780: ee: 6 planches (169 à 174) - 30e Cahier de Costumes Français. 23e Suite
d'Habillemens à la mode, en 1780: ff: 6 planches (175 à 180) - 31e Cahier de Costumes Français. 24e Suite d'Habillemens à la mode en 1780: gg: 6 planches (181 à 186) - 32e Cahier de Costumes
Français. 25e Suite d'Habillemens à la mode en 1780: hh: 6 planches (187 à 192) - 33e Cahier de Costumes Français. 26e Suite d'Habillemens à la mode, en 1780: jj: 6 planches (193 à 198) - 34e
Cahier de Costumes Français. 8e Suite de Coëffures a la mode en 1780: ll: 6 planches (199 à 204) - 35e Cahier de Costumes Français. 27e Suite d'Habillemens à la mode en 1781: ll: 6 planches (199
à 204) Nota bene : les planches des 34e et 35e cahiers sont alternées, de telle sorte que l'on trouve la 199 des Habillemens suivie de la 199 des Coëffures, et ainsi de suite. » ©
Ader.

Photographies 1 et 2 : 'Le lever des grisettes'. Estampe d'époque 1802-1812. © Photographies LM. Un autre
exemple est
Photographie 3 : Livret d’époque 1838 d’une pièce de théâtre intitulée Un Bal de grisettes. Vaudeville en un acte
(Paris). © Photographie LM.
Du 13 octobre au 16 janvier 2012 , le Louvre présente une exposition intitulée :
« Cinq cents œuvres retracent l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à la Rome
impériale. L’exposition, dont le commissariat est à la fois grec et français, invite à découvrir la richesse du patrimoine artistique de la Grèce du Nord, un patrimoine encore méconnu du grand
public tant les découvertes sont récentes. Il a fallu attendre 1977 et la mise au jour à Vergina de plusieurs sépultures royales, parmi lesquelles celle, intacte, de Philippe II, le père
d’Alexandre le Grand, pour prendre véritablement conscience du potentiel archéologique exceptionnel de cette région de la Grèce. Sur ce site prestigieux, identifié comme celui de la première
capitale du royaume de Macédoine, les archéologues ont notamment retrouvé, en 2008, un ensevelissement énigmatique qui imposera sans doute de réécrire l’histoire antique. Portée par
l’intelligence politique de ses souverains, dont le plus célèbre reste Alexandre le Grand, la Macédoine antique a pu s’imposer en tant que royaume et s’opposer ainsi à la Grèce des
cités.
Du 12 octobre 2011 au 6 février 2012 le Château d’Ecouen abrite
une exposition intitulée
Gilles Targat. 3 - Hôtel Hesselin. Vue perspective depuis le jardin (24 quai de Béthune, 4e). © David
Bordes.
ville à la pointe du goût et de la modernité. Le début de l'exposition nous plonge dans une décor reconstitué d'hôtel
particulier : avec sa cour pavée, différentes pièces de réception meublées, une chambre à coucher, le cabinet de curiosités « meublés au fil des siècles, en fonction du goût des
propriétaires imaginaires qui s’y sont succédés » et une galerie de portraits ouverte sur un jardin animé de treillages. Le visiteur accède ensuite à la partie documentaire de l’exposition.
Un parcours chronologique nous mène du Moyen Âge à la Belle Époque. Cela commence par quatre grandes maquettes illustrant l’évolution de ce bâtiment depuis celui de Cluny au début du XVIe siècle
jusqu’au Palais Rose construit en 1900, en passant par les hôtels Lambert et Thélusson. D’autres maquettes, dessins, plans, gravures, sculptures, tableaux d'époque évoquent ces hôtels parisiens.
Le visiteur peut aussi accéder à une documentation consultable sur des bornes multimédia contenant un corpus de 300 fiches d’hôtels illustrées. Ce parcours ce conclut par l'évocation de divers
thèmes liés à ce sujet.
C'est une très bonne occasion de connaître un peu mieux certains des bâtiments qui jalonnent encore aujourd'hui les rues
parisiennes, de les apprécier à leur juste valeur, de les replacer dans leur contexte historique et artistique, et avec eux tous ceux qui ont disparu. La richesse de ce patrimoine dont une grande
partie est toujours présente et habitée, notamment par des musées, ou des institutions prestigieuses, mérite cette exposition.
Bonjour,
Photographies 1 et 2 : 'Le Couronnement de la Vierge' de Fra Angelico. Vers 1434-1435. Tempera sur bois de 114 × 113 cm. Galerie des Offices, Florence. © 2010. Photo Scala,
Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali.
Le musée Jacquemart-André est l'hôtel particulier parisien d'un célèbre couple de collectionneurs, rempli du
sol au plafond d'objets d'art de grande qualité. Entrer dans ce bâtiment c'est se plonger dans un bain d'esthétisme et de raffinement tout particulièrement imprégné du XVIIIe siècle français et
de la Renaissance italienne. L'exposition
peuvent témoigner du manque de renouvellement des beaux-arts dans la France du XVe siècle quand l'Italie est toute
entière dans la nouveauté et la recherche (comme sur la perspective). Du reste la France accueille rapidement ces nouveaux talents de la péninsule, qu'ils soient artistes ou
artisans.
© Article LM



