Le Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage à Paris est un joli endroit, rare bastion d’un autre temps, dans un quartier qui chaque jour se défigure un peu plus. Il s’agit du seul élément conservé du domaine de Bagnolet qui appartenait à la Duchesse d’Orléans (vue du château ici). Il est d’époque Régence. Préalablement conçu avec seulement un rez-de-chaussée, un étage a été ajouté au XIXe siècle. Les peintures aux plafonds ont disparu mais celles sur les murs sont toujours là, avec de très belles grisailles, attribuée à Jean Valade et datant d’entre 1723 et 1727, et un décor plus tardif, ‘antiquisant’, de 1761. Pour en savoir plus cliquer ici. C’est un lieu patrimonial charmant dans lequel tous les vendredis, samedis et dimanches, à 16h30, sont donnés des concerts de clavecin.

J’ai appris un peu tard que jusqu’au 16 avril une exposition y est organisée, intitulée Les plaisirs de l’Ermitage. Je m’empresse de vous en parler car c’est un vrai plaisir de se plonger dans la vie quotidienne au XVIIIe siècle, d’une manière plus intime, plus vivante que dans les parcours de musées. Bien sûr le lieu est petit, mais cela permet d’autant mieux d’apprécier les œuvres d’époque qui y sont montrées. Cette exposition est organisée par l’IESA – Métiers de la Culture, Paris, grâce à des élèves de cette école et leur professeur M. David Brouzet.

Photographie du haut : Grille du jardin au dos du pavillon.

Photographie de gauche : Côté du Pavillon de l’Ermitage.

Photographie de droite : Table de toilette garnie avec derrière coffret de toilette et peinture murale en grisaille d’époque Régence de vers 1723 – 1727.

Photographie ci-dessous : Baignoire en cuivre de la fin du XVIIe siècle avec un drap de fond  de baignoire en coton et lin (XVIIIe siècle). En arrière plan on distingue une serviette de sortie de bain (fin XVIIIe – début XIXe), des boules à savon et éponge et un plat à barbe du XVIIIe siècle.

Photographie ci-dessous : Clavecin de style XVIIIe siècle servant pour les concerts, avec en arrière plan une autre peinture murale en grisaille.

Photographies ci-dessous : Tableau en grisaille du XVIIIe siècle. À noter les mains entreprenantes de l’homme.

Photographie ci-dessous : Mur de la seconde salle avec ses tableaux.

Photographie ci-dessous :  Huile sur toile de la fin du XVIIIe siècle d’un portrait du Grand Dauphin (1661 – 1711), fils de Louis XIV.

Photographies ci-dessous : Dans la plus grande des salles sont aménagées trois tables avec des objets d’époque utilisés pour une collation (ici café), un repas et pour garder au chaud ou au froid.

Photographies ci-dessous : Nappe « Fontenoy » et quatre serviette en damais de lin de Courtrai (après 1745). La nappe est historiée. Les personnages ne se voient qu’avec un certain angle de lumière. Il s’agit d’un tissage particulièrement précieux. Sur la photographie on ne distingue presque rien.

Photographies ci-dessous : Nappe en tissage dit « en petite Venise » de damas de lin (Courtai, époque XVIIIe). La nappe de la première table a des motifs différents pour.

Photographies ci-dessous : Dans les trois peintures murales en grisaille est présent le thème de l’écriture avec deux personnages lisant et un autre écrivant. le premier coud en lisant.