« L'Acropole n'est ni à vendre ni à louer. »

« L'Acropole n'est ni à vendre ni à louer. » Voilà un message clair que je lis dans cet article. Il y est notamment ajouté : « la "difficile situation économique du pays" n'est pas un argument pour céder le monument, a argumenté Maria Andreadakis-Vlazakis. » Cette position devrait être suivie par les lieux culturels prestigieux et la politique culturelle français. Pourtant le principe d’inaliénabilité des biens du domaine public, qui est un principe inscrit très anciennement dans le droit public français, est très loin d’être suivi par les autorités.

On lit à l’article L3111-1 du Code général de la propriété des personnes publiques « Les biens des personnes publiques [...] qui relèvent du domaine public, sont inaliénables et imprescriptibles. » L’article L451-5 du Code du patrimoine ajoute que « Les biens constituant les collections des musées de France appartenant à une personne publique font partie de leur domaine public et sont, à ce titre, inaliénables. »

Au lieu de suivre ce principe fondamental, on ouvre toujours plus le domaine public, notamment culturel, au privé et à la marchandisation. Le Louvre Abu Dhabi en est un exemple. Il y en a beaucoup d’autres. On va jusqu’à vendre des parties entières du patrimoine ancien français. Ne parlons pas de la langue française que même les services publics sacrifient au profit de l'américain...

Il paraît que l'Éducation est le premier budget de l'État français. Si celui-ci prenait plus soin de son patrimoine et de sa culture, sans doute aurait-il moins de peine à maintenir une éducation de qualité.