L’œil de Baudelaire

Le Musée de la Vie Romantique est joli, qui-plus-est gratuit. Seules ses expositions temporaires sont payantes. La dernière qui a commencé le 20 septembre 2016 et se terminera le 29 janvier 2017 est sur L’œil de Baudelaire. Celle-ci met en parallèle des œuvres d’art de son époque et ce que le poète a écrit à leur sujet en les découvrant, à travers une centaine de peintures, sculptures, estampes, photographies, livres et manuscrits permettant de nous confronter directement à la notion de la modernité telle qu’il la conçoit alors.

« Aux côtés de Baudelaire, cette exposition explore les mutations qui s’opèrent entre romantisme et impressionnisme en présentant, autour des artistes phares de l’époque - Delacroix, Ingres, Camille Corot, Rousseau ou Chassériau -, les peintres qui ont su lui plaire ou l’irriter. Elle permet de découvrir la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet. Elle montre enfin, l’attachement indéfectible de Baudelaire au romantisme et à Delacroix. » (Dossier de presse).

Photographies ci-dessous : L’entrée du musée se voit de loin, un marronnier semblant jaillir des façades unies du quartier parisien du XIXe siècle de la Nouvelle Athènes. La petite cour est charmante rappelant un Paris plus humain et tendre qu’aujourd’hui.

Photographies ci-dessous de quelques objets d’art présentés dans l’exposition L’œil de Baudelaire.

La statue de marbre ci-dessous et première photographie est d’une incroyable pureté dans ses lignes, son teint, le rendu de la délicatesse des formes, et des gestes, notamment celui où le motif prend de sa main gauche un de ses pieds, etc. Cliquer sur l'image pour un agrandissement.

Photographie ci-dessus : La Grande Odalisque (tête), de Jean Auguste Dominique Ingres, de 1814. Cette huile sur toile est stupéfiante de perfection. En la contemplant on semble embrasser la fraîcheur de son visage d’une beauté lisse et délicate comme un diamant de brumes. L’artiste ne paraît pas avoir peint ce buste, mais l’avoir coiffé, paré… tellement il a réussi à lui insuffler le souffle de la vie et celui de la perfection. Sa blancheur de nacre surgit du fond sombre, comme sculptée par l’artiste. Cela donne l'impression que le sujet a été mis en vie par Aphrodite elle-même, comme elle le fit pour la statue de Pygmalion.

Photographie ci-dessous : Portrait de Baudelaire par Nadar, de vers 1855.

Photographie ci-dessous : Manuscrit de Baudelaire.

Photographie ci-dessous : Promenade publique sous le Second Empire – Aux courses, par Constantin Guy, 1860 – 1864. Aquarelle, lavis, crayon et encre.

Photographies ci-dessous : Une Conquête (Madame Alcibiade), lithographie de Gavarni, 1846.

Photographie ci-dessous : Parade, Huile sur bois d’Octave Penguilly L’Haridon, 1846.