Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (27) : Liberté de création artistique, ou l'arbre qui cache la forêt.

La commission de la Culture du Sénat vient d'amender à nouveau le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine dont le texte passera en seconde et dernière lecture à l'hémicycle de la Haute-assemblée les 24, 25 et 26 mai 2016 (dossier legislatif ici).

Cela dure depuis septembre et rien de bon n'y s'est révélé. Au sujet de l'article premier « La création artistique est libre », tous les députés et sénateurs ont fait semblant qu'il était nécessaire. Aucun n'y a vu un effet d'annonce, un cache-misère, l'arbre qui cache la forêt de l'indigence culturelle et artistique françaises contemporaines.

Nous sommes dans une ère de communication. Quand le Gouvernement lutte contre le tabagisme, c'est pour nous faire oublier qu'il ne fait rien contre d'autres pollutions comme le diesel, les ondes électromagnétiques, les pesticides, le nucléaire, etc. Quand il dénonce le racisme, c'est pour occulter qu'il s'acoquine avec les pires dictatures, et que ces trente dernières années la France est face aux plus grandes immigration et émigration de son histoire (l'immigration n'est pas un mal, sans doute même une chance, mais pourquoi ne pas dire la vérité ?). Quand il dit vouloir faire barrage à l'extrême-droite, c'est pour maintenir la misère politique et intellectuelle dans lesquelles ce pays est plongé, l'extrême droite étant son faire-valoir. Quand il s'offusque de l'islamophobie (comme si être contre une religion était de l'ordre d'une phobie, c'est-à-dire un dérèglement psychologique), c'est pour mieux voiler la montée de cette religion dans l'hexagone et les millions de morts de l'OTAN au Moyen-Orient. Quand il prône le mariage homosexuel, c'est encore pour masquer la misère intellectuelle mais aussi sentimentale (prostitution, pornographie...). Quand il souhaite la parité entre les deux sexes (parité qui n'est toujours que dans un sens), c'est pour dissimuler des inégalités dans le partage des richesses qui se creusent toujours davantage. Quand il condamne l'antisémitisme, c'est pour mieux faire oublier son sionisme (raciste et extrémiste) dévastateur. Quand il s'attaque à l'Empire russe, c'est pour faire oublier qu'il sert vilement l'Empire des multinationales américaines. Quand il défend la liberté de création artistique, cela lui permet de faire oublier toute la technocratie dans laquelle il la plonge, un système de copinage et l'horreur artistique qu'il prône.

Qui tacet consentire videtur