Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (18) : Métaphore culinaire.

Un projet de loi devrait, selon moi, être comme un bon plat, concocté avec amour par le Gouvernement en prenant l'avis des connaisseurs, proposé ensuite à goûter au Parlement avant d'être offert à manger au Peuple. L’Assemblée nationale et le Sénat devraient n'avoir à y apporter qu'un peu de sel et de poivre s'il en manque et quelques épices si nécessaire. Bien sûr il y aura toujours certains pour dire que cela n'est pas à leur goût, à proposer d'autres recettes ou à vouloir toujours et encore l'améliorer. En effet les goûts et les couleurs...

Dans le cas du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine je pense que la recette de base n'est pas bonne, tellement mauvaise que le Parlement l'a déjà largement modifiée et même le Gouvernement qui en est à l'origine et cela dès le début de sa présentation à l'Assemblée nationale. Mais comment rendre cela ne serait-ce que digeste quand à la base nous sommes dans un déluge de technocratie, une somme d'hypocrisie, et un véritable foutoir ? C'est un peu comme dans certains plats industriels contenant du mauvais sucre, des légumes OGM, des animaux massacrés, des conservateurs, des nanoparticules... tout cela présenté dans des emballages en plastique avec une bonne dose de marchéage.

Pour en revenir au projet de loi, ceux qui veulent avoir une vision d'ensemble des changements apportés par le Sénat peuvent lire cet article de la gazettedescommunes.com qui est clair, bien que faisant l'impasse sur certaines modifications comme une majeure : la suppression de l'article 30 habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances, ce qui voulait dire en dehors de toute démocratie.

Je rappelle que la conclusion de cette première lecture au Sénat aura lieu demain, mardi 1er mars à 15h15, avec le vote du texte le même jour à 16h30. Il sera possible d'assister en direct à cette conclusion ici : http://videos.senat.fr/video/seance_direct.html, en attendant la seconde lecture à l'Assemblée nationale puis le retour du projet de loi au Sénat.