Hadza – Derniers des premiers hommes

Le Jardin des Plantes de Paris expose jusqu'au 31 janvier 2016 une série d'une soixantaine de photographies réalisées par Matthieu Paley chez les Hadza de Tanzanie.

« Petit groupe d’un millier d’âmes, les Hadza, des savanes du nord de la Tanzanie, sont l’une des quelques populations africaines vivant de la chasse et de la collecte, sans élevage ou agriculture. Les Hadza forment un isolat et parlent une langue à clicks, différente de toutes les langues parlées par leurs voisins agriculteurs ou éleveurs, et qui n’est rattachée à aucune autre langue africaine. Leur mode de vie nomade se voit constamment contesté par l’administration de l’État qui souhaite les sédentariser, en même temps que leur territoire est menacé par l’expansion de l’agriculture et de l’élevage, et même par le développement des lois de protection de la nature ou le tourisme. En Afrique, quelques centaines de milliers de gens pratiquent encore une économie dominée par la chasse et la collecte, les plus connus étant les divers groupes de Pygmées dans la forêt équatoriale, et les San ou Bushmen des steppes arides d’Afrique australe. Les Hadza sont l’un de ces peuples, qui témoignent d’une interrelation particulièrement riche avec le milieu naturel et la biodiversité. » Serge Bahuchet, ethnobiologiste et directeur du département de recherche 'Hommes, nature et sociétés' au Muséum national d’Histoire naturelle.