Amours, vices & vertus à la Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais

Ce n'est assurément pas pour les œuvres contemporaines que j'écris sur l'exposition Amours, vices & vertus à la Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais, se déroulant du 30 mai au 16 août 2015, mais pour les tapisseries et papiers peints exceptionnels réalisés entre le XVIe siècle et le milieu du XIXe prêtés par le musée des Arts décoratifs de Paris et proposés à notre délectation.

« Remarquables par leur qualité et leur format, ces œuvres témoignent de l’influence de la littérature religieuse et profane du Moyen Âge et de la Renaissance, mais aussi de son interprétation durant le Grand Siècle. En contrepoint à ces tapisseries et papiers peints, les œuvres de 12 artistes contemporains établissent un dialogue avec ces pièces « historiques » autour des vices et des vertus provoqués par le sentiment amoureux. »

Les tapisseries sont d'une grande beauté et en très bon état, avec des couleurs éclatantes. Elles sont aussi impressionnantes par leur grandeur.

Photographies ci-dessus : « Grotesques sur fond jaune. Tapisserie, Jean Rost, Florence. 1546/1560. H. 380 x L. 656 cm. © Les Arts décoratifs, Paris / Jean Tholance. »

Photographies ci-dessous : « L’Amour profane. Tapisserie, Ateliers de La Marche ?, France, vers 1525-1530. H. 274 x L. 239 cm. © Les Arts décoratifs, Paris, Laurent Sully Jaulmes. »

Photographies ci-dessous : « Tancrède rend à Herminie la liberté. Tapisserie, manufacture Raphael de La Planche, France, vers 1645-1660. H. 348 x L. 455 cm. © Les Arts décoratifs, Paris, / Laurent Sully Jaulmes. »

Photographies ci-dessous : Papiers peints du XIXe siècle. La qualité est remarquable. Chaque couleur est imprimée à part à partir d'une planche gravée lui étant destinée. Tout est parfaitement et délicatement ajusté.

 

 

Photographie ci-dessous : Les Métamorphoses d’Ovide. Papier peint panoramique en grisaille de la fin XVIIIe siècle (Les Arts décoratifs, Paris). Il fait 180cm de haut et donc plusieurs mètres de large. Il se déployait sur tous les murs de la pièce. Nous avons là un ensemble de dix lés, chacun représentant « un épisode dont le titre est imprimé dans un cartouche au bas du paysage, rappelant les liens existant avec le monde de la gravure et du livre. Les scènes rapportées sur les lés sont directement inspirées des Métamorphoses d'Ovide, traduites du latin au français par l'abbé Banier et publiées en quatre tomes entre 1767 et 1771 ».

À Beauvais on peut aussi admirer, à côté de la Galerie nationale de la tapisserie, une cathédrale construite au XIIIe siècle qui laisse songeur par sa hauteur (quarante-huit mètres) et par son caractère inachevé qui lui donne un certain charme. On peut y contempler quelques œuvres d'art remarquables (peintures, vitraux, boiseries...) et une horloge astronomique datant de 1865-1868. La cathédrale se trouve près du Palais épiscopal, aujourd'hui Musée départemental de l'Oise dédié au XIXe siècle. Ce bâtiment est magnifique avec ses deux imposantes tours (châtelet) du XIVe siècle, sa partie construite au XIIe siècle sur la face occidentale du mur du castrum de Caesaromagus élevé au IVe siècle, et sa partie du XVe siècle qui abrite le musée consacré au XIXe siècle.

Photographie de gauche : Vue de la cathédrale à partir du manège se trouvant devant la Galerie nationale de la tapisserie.

Photographies ci-dessous : Extérieur et intérieur du Palais épiscopal de Beauvais.

Photographies ci-dessous : À gauche : Peintures dite des Sirènes musiciennes datant de 1306-1310. À droite : Dans la même salle est exposée une petite statue du 1er siècle après J.-C., fabriquée par le peuple gaulois de la région : les Bellovaques.

Photographie ci-dessous : Installation avec projections de phrases et lettres sur la charpente du Palais épiscopal, en bois de chêne, datant du début du XVIe siècle.