Vendredi 7 mai 2010
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S'« Il est un air, pour qui je donnerais, Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber »[deux premiers vers d'un poème de Gérard de Nerval (1808-1855)]
ce serait sans doute celui d'un troubadour du Moyen-âge. Les XIXe et XXe siècles nous ont véhiculé de
ceux-ci une image de saltimbanques très éloignée de la sophistication de l'art de certains de ces poètes : fine manifestation de la connaissance du rythme ... de la poésie telle qu'elle est
entendue depuis l'Antiquité. C'est à partir du XIIe siècle que ces poètes du fin’amor : de l’amour courtois, prennent le nom de troubadours, puis de trouvères ; c'est à dire de
« trouveurs » de l'inspiration : de la Muse, du bon rythme ... Je parle de tout cela dans l'article intitulé : Le bas Moyen-âge : Fin amor et Art français ou francigenum opus ; mais profite ici de revenir dessus en vous présentant ces tomes du XVIIIe siècle des vies de nos poètes.
Photographies : Histoire littéraire des troubadours, contenant leurs vies, les extraits de leurs pièces, & plusieurs particularités sur les moeurs,
les usages, & l'histoire du douzième et treizième siècles, tomes premier et second (il manque le troisième), Paris, Durand neveu, 1774.
Par La Mesure de l'Excellence
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Lundi 3 mai 2010
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L'art vit encore dans de nombreux endroits de
Paris ; comme au Carré Rive Gauche
où l'on sent sa respiration … Les galeristes y proposent des objets d'un grand raffinement, dans un des quartiers les plus huppés de
Paris : l'ancien faubourg Saint-Germain (voir l'article Les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré), où se trouvent réunis
politiques, étudiants, grosses fortunes, galeristes et artistes. C'est le quartier des ministères, de l'Hôtel Matignon et de l'Assemblée nationale ; des grandes écoles (Sciences politiques, École
nationale des Ponts et Chaussées, E.N.A) ; de musées tels celui d'Orsay où le Musée Rodin que je conseille ne serait-ce que pour l'ambiance de l'hôtel du XVIIIe siècle dans lequel il se trouve et
de son jardin où on peut se restaurer ; de l'École supérieure des Beaux-Arts où se croisent des architectures et des oeuvres de styles divers depuis l'ancien couvent des Petits-Augustins du XVIIe
siècle jusqu'à aujourd'hui en passant par de nombreux aménagements et agrandissements des XVIIIe et XIXe siècles. De plus l'École des Beaux-Arts ouvre sur le 6ème arrondissement, ses cafés
prestigieux, ses galeries d'art moderne, ses intellectuels (et le quartier latin pas loin), ses maisons d'édition ... tout cela en face du Louvre, de l'autre côté de la Seine …
Les portes ouvertes du Carré Rive Gauche
sont donc un évènement important de la vie culturelle parisienne. Voici ce qui est dit sur le site de l'association : « Pour la
33ème année consécutive, le Carré Rive Gauche ouvre ses portes du 28 au 30 mai 2010 afin de nous proposer un rendez-vous culturel prestigieux et incontournable. Au cœur du 7ème arrondissement de
Paris, dans un cadre historique préservé, qu’ils soient jeunes marchands ou héritiers d’une longue lignée, les antiquaires et galeristes du Carré Rive Gauche ont tous à cœur de sauvegarder les
trésors de notre patrimoine et de transmettre leur passion commune à la jeune génération. Notons qu’une demi-douzaine de nouveaux marchands viennent d’ouvrir leur galerie au sein du Carré Rive
Gauche ; ces nouveaux adhérents témoignent ainsi de l’attrait et du dynamisme de notre quartier. Cette année encore, l’éclectisme côtoie l’excellence pour nous faire découvrir Le Meilleur de
l’Art, à travers la présentation d’œuvres marquantes sélectionnées spécialement pour cette occasion par chaque galerie. Laissez-vous d’ores et déjà emporter et séduire dans un univers où
l’Histoire se découvre au fil de l’Art et l’Art au fil de l’Histoire. Du 28 au 30 mai 2010. Vendredi et samedi de 11 heures à 21 heures. Dimanche de 11 heures à 18 heures. Vernissage : jeudi 27
mai 2010 de 17 h à 23 h »
Par La Mesure de l'Excellence
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Vendredi 30 avril 2010
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Photographie 1 : Aiguière de 31,8 cm de haut, peinte en
grisaille selon la technique de l'émail sur cuivre ; avec sur la panse la représentation de Psyché reçue dans l'Olympe, par Pierre Courteys (1520-1591), d'après une gravure de Jacques Androuet du
Cerceau. Elle date du 3ème quart du XVIe siècle et est une réalisation de Limoges. Objet provenant de la galerie Bernard Descheemaeker.
La production des émaux de Limoges est réputée. Ses champlevés (XIIe-XIVe siècles) sont magnifiques. On peut en voir des exemples en cliquant ici : 1
- Plaque de revêtement d'une châsse avec deux apôtres, datant du premier quart du XIIIe siècle avec un décor caractéristique
; 2 - Détail d'un coffret du milieu du XIVe siècle représentant une sainte. Il semble qu'à partir du XVe siècle, l'émail peint prenne
le dessus sur le cloisonné avec en particulier des exemples de la Renaissance sur des objets plus profanes (assiettes, plats aiguières ...) et des décors historiés de plus en plus empruntés à la
mythologie antique.
Photographie 2 : Plaque ronde de 8,8 cm de diamètre, émail sur cuivre, de Limoges, datant du XIIIe siècle et représentant un couple de musiciens ... Elle
provient de la galerie De Backker. L'intérêt de cet objet réside surtout dans son iconographie : une des images stéréotypées
de la musique, de la danse et de la poésie. Généralement pour exprimer la danse le personnage a les jambes croisées. Il en aurait pu être ainsi pour la femme
tenant les crotales (sortes de castagnettes). Durant l'Antiquité et le Moyen-âge, jusqu'à l'avènement de l'imprimerie, des langages iconographiques sont transmis avec leurs codes. Dans le cadre
de mes recherches sur les iconographies antiques et médiévales de la Comédie nouvelle, j'ai découvert, dans les musées et surtout dans leurs réserves, des objets par centaines identiques dans
leurs codes et pourtant pour certains séparés de plusieurs siècles voir de plus d'un millénaire et trouvés dans des pays éloignés les uns des
autres.
Par La Mesure de l'Excellence
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Lundi 26 avril 2010
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Photographie : Page de titre de Théâtre à l'usage des jeunes personnes (tome quatrième, Paris, M. Lambert & F. J. Baudouin, 1780) de la comtesse de Genlis. Il contient
: La Rosière de Salency, comédie en deux actes ; La Marchande de modes, comédie en un acte ; La Lingère, comédie en deux actes ; Le Libraire, comédie en un
acte ; Le Vrai sage, comédie en deux actes ; Le Portrait ou les Rivaux généreux, comédie en trois actes.
Si le terme de 'baroque' est un style dont le nom a été donné par les critiques d'art au milieu du XIXe siècle, il désigne aussi depuis déjà au moins le XVIIIe
siècle quelque chose d'irrégulier, de bizarre, d'inégal. On dit : un esprit baroque, une expression baroque, une figure baroque. Dans la pièce intitulée La Marchande de modes extraite du
Théâtre à l'usage des jeunes personnes (Paris : M. Lambert et F.-J. Baudouin, 1779-1780) de Mme Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis (1746-1830), la grisette (fille de
boutique) Josephine imite de façon plaisante une cliente : « Mademoiselle, de quel prix est cela ? … Deux louis, Madame … C'est horrible ! … c'est hideux ! … d'un goût … baroque ! … (Toutes les
jeunes filles rient) ... »
Le mot 'rococo' lui aussi nomme un courant des beaux-arts. Il est souvent joint au style rocaille ; et désigne parfois une personne qui a une prédilection pour les choses anciennes passées de
mode : une personne rococo, ayant des idées rococo ; un rococo ... On peut donc associer les gens baroques, rococos, et gothiques (voir article intitulé : Les modes gothiques et le style troubadour
du XIXe siècle) des XVIIIe et XIXe siècles, car tous suivent des modes passées.
Personnellement je trouve le style rocaille
particulièrement beau. Il associe : harmonie et fantaisie, terre et esprit ... une grâce où la volupté s'allie à l'agrément du rythme (des volutes), la beauté aux plaisirs de l'intelligence.
C'est un mouvement qui s'étend en France durant la Régence (1715-1723) et sous le règne de Louis XV (1715 à 1774), jusqu'à l'avènement du néoclassicisme vers 1750. Cette époque particulièrement
riche précède donc la redécouverte de l'Antique par l'intermédiaire notamment de l'archéologie ; mais aussi l'explosion des Lumières.
Photographie (Copyright Coatalem) : Huile sur toile (H. 96 cm, L. 126,5 cm) de Jacques de Lajoüe (1686-1761) intitulée La fontaine d'Amphitrite et proposée à
la vente sur le site de la Galerie Eric
Coatalem.
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Vendredi 23 avril 2010
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Il est
souvent question dans ce blog des mouvements de mode français : ce que j'appelle la petite maîtrise de l'élégance. Jusqu'à présent je me suis arrêté aux existentialistes des années cinquante. Il
est vrai que l'après guerre change énormément la donne : et le débarquement américain est aussi celui d'une culture de masse. Finis les tailleurs et les couturiers pour les profits du
prêt-à-porter. Les années soixante qui prônent un retour à la liberté avec les hippies sont rattrapées par les débuts d'une crise qui n'est toujours pas finie en Occident aujourd'hui et qui
s'exprime dans la jeunesse par le no-future punk dans les années soixante-dix. Durant les années quatre-vingt l'inspiration continue à venir d'Angleterre avec quelques esthètes libertaires
anglais comme Malcolm McLaren et d'Amérique avec le hip-hop. En France cela se passe un peu dans la Haute couture, dans les boîtes de nuit /concerts parisiennes de Les Bains-douches et du Palace
(ajouter le Gibus plus rock-and-roll et moins 'bourgeois'), dans le mouvement « sono mondiale » avec Jean-François Bizot à Bastille, la musique latino du Balajo rue de Lappe, les
sapeurs (SAPE = Société des ambianceurs et des personnes élégantes) au nord de Paris (surtout dans les 2ème, 10ème, 11 ème et 18ème arrondissements), les rappeurs chantant en français en banlieue
etc. Le président de la République de l'époque (François Mitterrand) utilise le mot de « branché » à la télévision afin de montrer qu'il est dans le coup et Jacques Lang lance le
concept de la soupe culturelle néo baba subventionnée qui sonne la fin des branchés. Mais qu'est-ce qu'en fait un branché ? C'est un new-wave à la française, qui exprime son no-future post-punk
non pas seulement en jouant sur le second degré en s'habillant en col-blanc et en dansant comme une machine, mais surtout en étant toujours au fait des dernières nouveautés afin de s'y délecter
et de jouir de ce sentiment de liberté que suscitent les avant-gardes. Les branchés peuvent donc être classés dans cette lignée des petits maîtres telle qu'elle est établie dans ce blog et
résumée ici.
Photographie : Première de couverture de la bande-dessinée intitulée La Fin des Branchés de Jean Rouzaud (1983) présentant la pérégrination d'un
branché dans la première moitié des années quatre-vingt.
Durant les années quatre-vingt les sapeurs occupent une place importante dans la petite-maîtrise de la vie parisienne. Si certains se fondent dans la 'sono
mondiale', la plupart restent en parallèle de celle-ci avec leurs soirées, concours, lieux … En ce moment à Paris, jusqu'au 11 juillet 2010 au Musée Dapper (35 bis, rue Paul Valéry ; 75016
Paris), tout un pan de l'exposition 'L'Art d'être un homme' fait la part belle à 'L'Univers de la Sape' : www.dapper.com.fr. « Des photos d'artistes mises en espace témoignent de la vitalité de la Société des
ambianceurs et des personnes élégantes, dont l'acronyme « Sape » désigne un art de se vêtir à l'occidentale initié par des Africains fort inventifs. Une célébration visuelle qui
documente en finesse ce mouvement vestimentaire né dans les métropoles congolaises, notamment Brazzaville et Kinshasa. » Je ne suis pas encore allé voir cette exposition mais les deux
photographies libres de droit du musée sont intéressantes.
Photographies :
Visuels sur l'exposition "L'univers de la SAPE" toutes deux prises à Brazzaville au Congo. La première (quartier de Bacongo) est l'oeuvre d'Héctor Mediavilla et date du 18 décembre 2005. La
seconde s'intitule 'La Sape' ; est de Baudouin Mouanda, et semble de 2008. © Héctor Mediavilla / Pandora / Picturetank. © Photo Baudouin Mouanda, 2008. A noter en particulier les couleurs,
les cravates : et la façon particulièrement originale dont est nouée la violette … dans un pur style créatif ! Pour les sapeurs, Paris est la capitale de la SAPE. Il est indubitable qu'ils font
partie de la lignée des petits maîtres de l'élégance française telle que redécouverte dans ce blog.
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Lundi 19 avril 2010
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Trois premières
photographies : Avec de gauche à droite des gravures de la première moitié du XIXe siècle : - « Le Bon Genre, N° 97. Les Montagnes Russes de la Barrière du Roule. » Elle se situe à
l'actuelle Place des Ternes. - « Le Bon Genre, N° 99. La Ramasse. » - « Le Bon Genre, N°105. Montagne artificielle de Belleville. » L'emplacement de la barrière de Belleville
est sur le boulevard du même nom au niveau de la rue du Faubourg-du-Temple à Paris. Elle est réputée aussi pour ses guinguettes particulièrement durant la période du Carnaval. Il est émouvant de
voir les collines champêtres de ce lieu aujourd'hui recouvert d'immeubles, de goudron et de béton. Ceci dit, depuis un certain temps Belleville renoue avec la fête et s'engage dans l'Art
avec de plus en plus de galeries.
Photographies suivantes : Détails des gravures.
Théâtres, concerts, bals, guinguettes, parcs d'attractions, fêtes, spectacles variés, cafés, jardins … les lieux de délassement ne manquent pas à Paris au début du
XIXe siècle. Durant cette période, de
nouvelles distractions font leur apparition comme les montagnes russes ; ainsi appelées car le concept est emprunté aux constructions enneigées
construites en
Russie pour y faire de la luge. Celles-ci étant très populaires, on en érige ailleurs mais en utilisant des voitures roulant sur des rails. À Paris, 'La montagne de Belleville' semble être la
première en France. Elle ouvre vers 1812-1816 et est vite suivie de nombreuses autres comme les « montagnes françaises » aussi appelées « promenades aériennes » du parc
d'attractions de la Folie Beaujon (voir article Wikipedia). Les barrières de Paris, qui sont des bâtiments ouvrant sur la campagne autour de la capitale, proposent de l'espace
pour de telles constructions. Elles sont situées aux portes de la ville et ont pour fonction de récupérer le droit de douane (octroi) de certaines marchandises rentrant dans la cité. Il en existe
dans la capitale au moins depuis le XIIe siècle ; et sous Louis XVI on en compterait 57. On donne par extension le nom de 'barrière' à la campagne entourant celles-ci. Ces terres environnantes
sont souvent dédiées à la fête avec de nombreuses guinguettes ou d'autres attractions comme ces 'montagnes' qui sont les nouveaux lieux à la mode pour les jeunes élégants du temps des
calicots comme le montre le titre du vaudeville en un acte de Scribe et Dupin intitulé : Le Combat des Montagnes ou la folie Beaujon datant de 1817 (voir article intitulé
: Le calicot)
Photographies en liens : Voici des images glanées sur Internet
représentant les Montagnes françaises du Jardin Beaujon : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6.
Enfin en cliquant ici, vous trouverez un article intéressant sur les montagne parisiennes : russes, françaises, suisses, égyptiennes
…
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Lundi 12 avril 2010
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Photographies :« Tapisserie laine et soie. H. : 150 cm [...] Bruxelles. Vers 1650. » Il s'agit d'une bordure verticale « d’une tapisserie d’un des fameux
ateliers bruxellois, datant de l’âge d’or de ces tisserands. » Elle représente « des angelots portant des paniers de fleurs et des personnages sans doute les commanditaires, entourés de
fruits et de fleurs. » Cette représentation rappelle celle médiévale des couples courtois.
Le vendredi 16 avril, la Maison Claude Aguttes organise une vente aux
enchères Haute époque à Paris. Le catalogue est visible ici et en pdf ici. J'ai choisi de vous présenter deux tapisseries du XVIIe siècle (les photographies et descriptions
entre guillemets proviennent du catalogue). Faciles à transporter et très décoratives, les tapisseries sont particulièrement prisées depuis le Moyen-âge.
Photographies :« Importante tapisserie des Flandres
Audenarde [du]
début XVII° siècle [avec] Psyché contemplant l'amour endormi. [...] 285 x 330 cm. »
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Vendredi 9 avril 2010
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Photographies : Frontispice d'un
livre de 1669, représentant Horace sur le Mont Hélicon avec quatre muses et le cheval ailé Pégase. À ses pieds sont les armes de l'Amour avec : l'arc, le carquois et les flèches. Il est couronné
des lauriers des poètes. L'ouvrage porte son nom : Quintus Horatius Flaccus. Il a été édité à Paris (chez viduam Claudii Thiboust, et Petrum Esclassan è regione Colllegii Regii »), est daté de 1669, et contient des
scholies (notes philologiques servant à éclairer un texte), annotations et commentaires de Joanne Bond : John Bond (1550-1612) un philologue et homme politique britannique, auteur d'une édition
des œuvres d'Horace accompagnée de notes, parue à Londres en 1614 et réimprimée par la suite. Depuis l'Antiquité certains textes ont eu le privilège d'avoir des scholies d'auteurs permettant une
transmission actualisée de ces ouvrages.
Cette gravure est dans le style des
iconographies des grands poètes antiques telles que véhiculées depuis le Moyen-âge jusqu'au XIXe siècle avec Orphée ou le roi David. Orphée en particulier est celui qui sait charmer par ses
mélodies qui attendrissent même les coeurs les plus durs.
Horace (65-8 av. J.-C.) est un poète romain dont la lecture est pour moi toujours un plaisir ; comme c'est le cas quand je lis nombre d'autres auteurs antiques. Il faut rendre hommage aux
traducteurs qui nous transmettent ces textes venus de temps ou de régions reculés. Paris en réunit de nombreux dans les différents centres de recherche et plusieurs bibliothèques spécialisées
existent où on peut s'abreuver de grec ancien, de latin, de sanscrit, de chinois ancien et d'une quantité d'autres langues … Pour ce qui est des traductions des 'classiques' antiques, il est
nécessaire de mentionner la 'Collection des universités de France' (dite «Collection Budé» ) de la 'Société
d'édition Les belles lettres' dont le travail est remarquable et cela depuis des dizaines d'années. L'objectif qui lui est assigné est de présenter « tous les textes grecs et
latins jusqu’à la moitié du VIe siècle, mis à jour et accompagnés de traductions françaises nouvelles, d’introductions, de notices, de notes et d’un apparat critique. Les introductions réunissent
l'ensemble des renseignements nécessaires à la compréhension générale de l'auteur et de l'œuvre. Les notices étudient les questions de date, de composition, de sources, des différentes parties de
l'œuvre. Les notes, au bas des pages de traduction ou en fin d'ouvrage, fournissent certaines explications historiques. Plusieurs volumes récents comportent même un commentaire plus ou moins
développé, selon la nature de l'œuvre. [Ces volumes sont] imprimés sur papier teinté de longue conservation fabriqué spécialement pour la collection. » Et si ces ouvrages sont assez chers,
ils sont cependant consultables dans plusieurs bibliothèques.
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Mardi 6 avril 2010
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Photographie 1 : Bixia yuanjun : « la
souveraine des nuages de l’aurore ». Dynastie Ming, XVe siècle. The Art Institue of Chicago, don Mrs Samuel G. Rautboard. Bronze avec traces de polychromie. H. 96, 5 cm.
Depuis le 31 mars et jusqu'au 5 juillet 2010, une exposition au Grand-Palais de Paris, s'intitulant La voie du Tao, présente quelques oeuvres sur le thème du Taoïsme, notamment sur
les légendes des immortels qui me sont particulièrement
chères. Elles existent en Extrême-Orient comme en Occident ; mais elles sont (comme
celles sur les dragons) plus vivaces en Asie. Voici ce que l'on peut lire à leur sujet dans le dossier de presse de l'exposition : « La croyance en l’existence d’immortels est attestée dès
le IVe siècle avant notre ère, bien avant celle d’un élixir de longue vie, voire d’immortalité. Ce fut d’abord, au IIIe siècle avant notre ère, le fait d’un groupe de fangshi
[Littéralement, « hommes à techniques
»] très actif dans la province du Shandong,
qui imagina qu’au large des côtes trois îles abritaient de tels êtres et qu’ils possédaient l’élixir de longue vie ... »
Photographie 2 : Détail d'un « Vase avec les Huit immortels offrant des pêches de longévité à Xi Wang Mu. Dynastie Qing, période Kangxi, 18e siècle.
Musée Guimet, Paris. Porcelaine Famille verte émaillée. H. 45 cm ; D. 18.9 cm »
Par La Mesure de l'Excellence
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Vendredi 2 avril 2010
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Sont exposés ici
quelques objets de la vente du 7 avril à Paris organisée
par Millon & Associés et visible sur www.interencheres.com. Photographies et descriptions proviennent du catalogue.
Photographie 1 : « Paire de chaussures de femme, pour l'été, époque Louis XV. Sans différenciation gauche-droite. Talon recouvert de cuir blanc,
empeigne de toile rose clair doublée de peau blanche, gansée de taffetas bleu. Portées, la ganse de soie détériorée. Provenance : Ancienne propriété de la famille Lur-Saluces. »
Photographie 2 : « Gilet d'homme à basques, époque Louis XVI. Satin ivoire, abondement brodé dans une vive polychromie, sans patte de col, complet de ses 9 boutons de nacre,
doublure et dos en toile de lin. Bel état malgré légère usure. »
Photographie 3
: « Important coffre, la façade à décor peint et évidé de trois registres de scènes galantes, séparées par des personnages et surmonté d'une frise d'angelots musiciens, les flancs
représentent l'un l'astronomie, l'autre la géométrie. Le plateau est orné à l'intérieur de scènes galantes dans des réserves surmontées d'animaux fantastiques, il est muni de deux poignées
latérales en fer forgé. Frioul, (Vénetie) XVIIe siècle. H : 62 cm, L : 177 cm, P : 64 cm »
Photographie 4 :
« Petit bonheur du jour de forme rectangulaire en placage de bois de rose marqueté de filets, la partie supérieure ouvre deux vantaux coulissants, un casier et deux petits tiroirs. Il
présente un plateau formant écritoire démasquant trois casiers, et ouvre à deux tiroirs en façade et repose sur des pieds cambrés. Estampillé G. CORDIÉ. Époque Louis XV (Restaurations) H : 97, 5
cm, L : 64, 5 cm. »
Photographie 5 : « Fauteuil en bois sculpté et doré. Il repose sur des pieds console réunis par une entretoise en H moulurée et sculptée. France, Époque Louis XIV. H : 124 cm, L :
67 cm, P : 53 cm (Dorure postérieure) Très belle garniture de tapisserie à décor de volatiles (Perroquet et colombes). »
Photographie 6 : « Tapisserie d'Aubusson du XVIIIe siècle à décor de deux volatiles sur un fond de lac et de châteaux entouré de verdure. Signé dans le bas GMR Aubusson (galon
rapporté). Dans le haut figure un blason avec la couronne d'un comte et l'ordre de Saint-Esprit avec des initiales BPV. Bordure à guirlandes de fleurs. Très bon état. 260 cm x 380
cm. »
Par La Mesure de l'Excellence
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